Généralités

La biodiversité signifie tout simplement la diversité biologique. Cette notion regroupe l’ensemble de toutes les variations du monde vivant, elle résume l’immense richesse de la diversité de la vie. Lorsque l’on parle de biodiversité, on pense souvent à la diversité des espèces, mais il existe en réalité trois niveaux de diversité :

  • la diversité spécifique (les espèces animales, végétales, les champignons et les bactéries)

  • la diversité génétique (variétés ou races appartenant à la même espèce),

  • la diversité des écosystèmes (milieux naturels comme les marais ou les forêts).

La biodiversité, c’est la vie

Ces trois niveaux sont étroitement liés les uns aux autres et leurs interactions sont complexes. Les espèces dépendent de milieux naturels spécifiques pour leur survie et d’une diversité génétique suffisamment grande. A leur tour les écosystèmes ne fonctionnent que s’ils bénéficient d’une grande variété d’espèces. Et finalement, l’interaction des milieux entre eux est nécessaire pour garantir une bonne diversité génétique.

S’intéresser à la biodiversité c’est donc s’intéresser à la richesse biologique mais surtout à la dynamique des interactions qu’entretiennent les êtres vivants avec leur milieu tissant ainsi un véritable réseau, une toile de vie. A ce titre l’homme fait partie intégrante de la biodiversité : par ses activités il a tour à tour favorisé le développement de la biodiversité ou concouru à sa dégradation.

Accélération de l’érosion de la biodiversité

Le processus normal de régulation de l’évolution de la vie sur terre a fait se succéder différentes espèces : certaines ont disparu au profit d’autres qui sont apparues. Cinq grandes extinctions (dont les causes sont encore controversées : météorites, éruptions volcaniques, changement climatique, …) ont cependant marqué l’évolution de la vie sur terre. La plupart des bilans indiquent que l’homme est actuellement en train de provoquer une sixième grande vague de disparition d’espèces, avec des rythmes d’extinction cent à mille fois supérieur à ceux qui ont existé auparavant. Or, nous sommes étroitement liés à la diversité naturelle de la vie. La gestion de la biodiversité est donc un des principaux défis qui nous attend avec, au cœur du débat la relation que nous entretenons avec la nature.

Enjeux politiques de la Décennie de l'ONU pour la biodiversité

Sur le plan politique, la Décennie des Nations Unies pour la biodiversité fournit un large soutien à la mise en œuvre des objectifs du Plan stratégique et des objectifs d’Aichi pour la période 2011 – 2020, adoptés par les états membres de la Convention internationale sur la diversité biologique. La Suisse et 191 autres états signataires ont convenu de redoubler d’efforts pour préserver la biodiversité au cours de cette décennie décisive.

En Suisse, comme dans le reste du monde, la biodiversité est en recul. Jusqu’ici, aucun objectif parmi ceux que la Confédération s’était fixés pour 2010 n’a été atteint. D’ici à 2020, la Suisse doit stopper, sur son territoire, l’appauvrissement de la biodiversité et des services qu’elle rend, et les restaurer chaque fois que l’occasion se présente. Elle doit aussi sensiblement accroître sa contribution à la lutte contre l’appauvrissement de la biodiversité mondiale.

La Décennie des Nations Unies pour la biodiversité, dont le but est de soutenir les démarches agissant sur les causes de la perte de biodiversité, est active dans la communication, dans l’éducation et la sensibilisation au sujet de la biodiversité, dans l’intégration, au niveau des gouvernements et dans tous les secteurs de la société, des préoccupations sur ce thème, dans la prise de mesures d’incitation et dans les changements institutionnels appropriés.

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